Get to Know | Christopher
Dans ce numéro, on est heureux de vous présenter Christopher Stark, Compositeur Senior chez FOLKS Los Angeles, qui trouve des solutions créatives aux défis aussi bien artistiques que techniques.
PEUX-TU NOUS PARLER DE TON RÔLE CHEZ FOLKS ?
Je suis Compositeur VFX Senior. Être compositeur, c’est être celui qui termine la shot : tu rassembles tous les éléments pour en faire une image cohérente. Ce que j’aime vraiment, c’est qu’on touche à plein de domaines, du color work au matte painting, en passant par la résolution de challenges techniques. Ça rend le travail stimulant tous les jours, avec toujours un nouveau défi créatif ou technique à résoudre.
QU’EST-CE QUI T’A DONNÉ ENVIE DE TE LANCER DANS LES VFX ?
Mon père. Il a toujours été artiste, même si ce n’était pas son métier. En grandissant, je le voyais sculpter, graver, dessiner, faire des croquis… Ça avait l’air apaisant et ça le rendait heureux. Il y avait toujours ses créations à la maison. Je crois qu’enfant, j’avais juste envie de ressentir la même chose. Il m’a offert mon premier ordinateur, ma première tablette Wacom, et il m’a toujours soutenu dans ma façon d’être un peu décalée. Une chose qu’il m’a transmise et qui compte encore beaucoup pour moi aujourd’hui : apprécier le processus de création, plus que le fait de finir quelque chose.
COMMENT A COMMENCÉ TA CARRIÈRE ?
J’ai commencé au lycée comme développeur web, en utilisant After Effects et Cinema 4D pour faire du design de sites en Flash, à l’époque où c’était encore la mode ! Pour améliorer la qualité de mes interfaces, j’ai commencé à tester la modélisation dans Cinema 4D. Je me suis rendu compte que j’adorais ça, donc je me suis inscrit dans une école d’art. J’ai étudié l’animation, le lighting et la modélisation à la Vancouver Film School. Comme je n’ai pas réussi à décrocher de poste en tant que creature modeler dans les quelques grosses compagnies auxquelles j’avais postulé (je n’avais pas compris qu’il fallait d’abord faire ses preuves), j’ai trouvé mon premier job comme artiste roto dans une compagnie de stéréo 3D. J’ai ensuite évolué vers le painting, puis j’ai travaillé comme compositeur sur After Effects, et j’ai appris Nuke en autodidacte pour aller plus vite. Nuke commençait à bien se répandre à ce moment-là, et je suis resté dans le domaine depuis.
Y A-T-IL UN COLLÈGUE QUI T’INSPIRE EN PARTICULIER ?
Il y a plein de personnes que j’admire pour différentes raisons, mais celle qui m’inspire le plus régulièrement, c’est Kevin Yuille, avec qui j’ai travaillé sur plusieurs projets. Il est super talentueux, autant sur le plan technique qu’artistique, très organisé dans sa façon de penser comme dans sa façon de travailler, et il a toujours une super attitude.
QU’EST-CE QUE TU PRÉFÈRES À LOS ANGELES ? ET S’IL FALLAIT CHANGER DE STUDIO DANS LE GROUPE PITCH BLACK ?
Il y a plein de choses que j’aime en Californie du Sud. C’est là où je suis né et où j’ai grandi. Ma famille est ici. Il fait beau presque tous les jours. Le climat est doux. Les plages sont belles. La nourriture est top. J’ai pas mal voyagé, et je me sens chanceux d’avoir grandi ici. Si je devais changer de studio, je pense que je choisirais Barcelone. Il semble y avoir un climat agréable, de la bonne nourriture et des gens sympathiques.
UNE CHOSE SUR TOI QUE LES GENS NE SAVENT PEUT-ÊTRE PAS ?
J’ai enseigné le compositing et le painting à Mumbai, en Inde, pendant un peu plus de six mois il y a environ 14 ans, et aujourd’hui, je travaille avec plusieurs de mes anciens élèves dans des studios ici. Le monde est petit !
UN PROJET SUR LEQUEL TU ES PARTICULIÈREMENT FIER D’AVOIR TRAVAILLÉ ?
Un projet récent dont je suis fier, c’est les shots de tempête sur le paquebot dans Doctor Odyssey. J’ai travaillé avec une petite équipe talentueuse : Jason Piccioni, JV Pike et Matthew Rappaport. Ce sont vraiment des pros : rapides, clairs, efficaces et super bons. On n’avait pas beaucoup de temps pour livrer les shots, mais grâce à l’expérience et la dynamique de l’équipe, tout s’est très bien passé.